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18.07.2007
Une semaine normale
1. C'était couru d'avance. Les habitants d'un fokontany (village ou quartier selon les configurations) de la banlieue sud d'Antananarivo sont en colère depuis que le chef de district, qui a rang de préfet/sous-préfet, a nommé un candidat arrivé troisième lors de l'élection du chef du fokontany pour présider le fokontany en question. Non pas premier, ni même second mais bon troisième. Ce sont les conséquences de l'un de ces vices démocratiques dont le pouvoir actuel, comme ses prédécesseurs d'ailleurs, a le secret.
Selon les textes promulgués par le pouvoir, chaque fokontany organise une élection pour choisir leur chef. Les noms des trois premiers candidats sont ensuite envoyés au chef de district qui a tout loisir pour nommer la personne de son choix à partir de la liste. Selon quels critères? Certainement pas objectifs d'après les premières expériences menées par ces mauvais sorciers.
Quand cette personne choisie est le candidat arrivé premier, tout paraît normal. Mais quand son dévoulu porte sur le bon dernier, bonjour les dégâts. La démocratie tourne tout simplement à la farce.
Dans un fokontany situé dans la partie orientale de l'île, un candidat qui a recueilli moins de 50 voix a été élu président du fokontany au dépend du premier qui, lui, a obtenu plus de 1 000 voix. La faute de ce dernier? Ne pas être membre du parti au pouvoir, le Tim (Tiako i Madagasikara).
Oui, nous vivons sous les tropiques à l'ombre des bananiers...
2. Ils bouffent nos sous. 880 millions d'ariary (325 000 euros) seront consacrés à des programmes de lutte contre le sida et les maladies sexuellement transmissibles au sein des Forces armées malgaches. Avec un taux de prévalence à la syphilis de 16% (sur un échantillon de 1 500 individus), nos soldats ont été qualifiés de "personnes vulnérables" et de "personnes à risque"! Ha! Ha! Ha! Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre? Ils ne se contentent plus de ne rien faire à part bouffer les budgets qui auraient été mieux utilisés s'ils étaient affectés pour payer les soldes des instituteurs et des médecins à Perpète-les-Schnouilles. A l'occasion, ils s'inventent spécialistes de la lutte antiacridienne ou de la pyrotechnie lors des feux d'artifice lancés la veille de la célébration de l'Indépendance. Très souvent, ils écument les bars pour règler leur compte entre eux ou celui de leurs compagnes, ou, pour faire la guéguerre aux gendarmes et aux policiers.
Ainsi, les millions de boîtes de préservatifs qui ont été promis n'auraient pas suffit par rapports aux ardeurs des bidasses. Qui a dit déjà qu'"il faudrait supprimer cette armée-là vu qu'un corps de gendarmerie et un autre de police suffisent largement pour ce pays" ?
3. Aurait mieux fait de se taire. Lors d'une tournée dans la partie Nord de l'île en début de semaine, Marc Ravalomanana a accusé - une nouvelle fois - les médias de ne pas avoir compris ses propos, qui ont porté cette fois-ci sur ses différends avec le FMI. Quelques jours auparavant, lors d'une rencontre entre lui et une cinquantaine de sénateurs, tout le monde comme ces parlementaires désormais témoins ont bien entendu à la radio comme à la télé le président menacer de rompre les relations du pays (ou les siennes ?) avec le FMI si ce dernier n'approuve pas l'amnistie fiscale qu'il voudrait accorder aux bandits fiscaux du pays.
Selon les textes promulgués par le pouvoir, chaque fokontany organise une élection pour choisir leur chef. Les noms des trois premiers candidats sont ensuite envoyés au chef de district qui a tout loisir pour nommer la personne de son choix à partir de la liste. Selon quels critères? Certainement pas objectifs d'après les premières expériences menées par ces mauvais sorciers.
Quand cette personne choisie est le candidat arrivé premier, tout paraît normal. Mais quand son dévoulu porte sur le bon dernier, bonjour les dégâts. La démocratie tourne tout simplement à la farce.
Dans un fokontany situé dans la partie orientale de l'île, un candidat qui a recueilli moins de 50 voix a été élu président du fokontany au dépend du premier qui, lui, a obtenu plus de 1 000 voix. La faute de ce dernier? Ne pas être membre du parti au pouvoir, le Tim (Tiako i Madagasikara).
Oui, nous vivons sous les tropiques à l'ombre des bananiers...
2. Ils bouffent nos sous. 880 millions d'ariary (325 000 euros) seront consacrés à des programmes de lutte contre le sida et les maladies sexuellement transmissibles au sein des Forces armées malgaches. Avec un taux de prévalence à la syphilis de 16% (sur un échantillon de 1 500 individus), nos soldats ont été qualifiés de "personnes vulnérables" et de "personnes à risque"! Ha! Ha! Ha! Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre? Ils ne se contentent plus de ne rien faire à part bouffer les budgets qui auraient été mieux utilisés s'ils étaient affectés pour payer les soldes des instituteurs et des médecins à Perpète-les-Schnouilles. A l'occasion, ils s'inventent spécialistes de la lutte antiacridienne ou de la pyrotechnie lors des feux d'artifice lancés la veille de la célébration de l'Indépendance. Très souvent, ils écument les bars pour règler leur compte entre eux ou celui de leurs compagnes, ou, pour faire la guéguerre aux gendarmes et aux policiers.
Ainsi, les millions de boîtes de préservatifs qui ont été promis n'auraient pas suffit par rapports aux ardeurs des bidasses. Qui a dit déjà qu'"il faudrait supprimer cette armée-là vu qu'un corps de gendarmerie et un autre de police suffisent largement pour ce pays" ?
3. Aurait mieux fait de se taire. Lors d'une tournée dans la partie Nord de l'île en début de semaine, Marc Ravalomanana a accusé - une nouvelle fois - les médias de ne pas avoir compris ses propos, qui ont porté cette fois-ci sur ses différends avec le FMI. Quelques jours auparavant, lors d'une rencontre entre lui et une cinquantaine de sénateurs, tout le monde comme ces parlementaires désormais témoins ont bien entendu à la radio comme à la télé le président menacer de rompre les relations du pays (ou les siennes ?) avec le FMI si ce dernier n'approuve pas l'amnistie fiscale qu'il voudrait accorder aux bandits fiscaux du pays.
Que celui ou celle, dans la salle ou ailleurs, n'a pas entendu ses propos lève le doigt! Personne? C'est bien ce que je me disais. Tu vois, tu l'as dit mec! (je m'amuse beaucoup en entendant dans les films américains: "tout ce que vous diriez pourrait être retenu contre vous...")
On veut bien croire que le FMI n'est pas tout blanc dans une bonne part de ses décisions, mais de là à vouloir rompre ses relations avec et à menacer de "trouver d'autres sources de financement", il y a un pas que le bon sens obligerait à ne pas franchir.
L'autre jour, Marc Ravalomanana a demandé aux journalistes d'agir en professionnel. Il ferait mieux de dire la même chose à ses conseilliers en communication qui lui soufflent ses phrases, mais aussi et surtout... à lui-même.
L'autre jour, Marc Ravalomanana a demandé aux journalistes d'agir en professionnel. Il ferait mieux de dire la même chose à ses conseilliers en communication qui lui soufflent ses phrases, mais aussi et surtout... à lui-même.
18:55 Publié dans Politique, Économie et Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
1. Que dire sinon que la loi n'a fait que légaliser les pratiques déjà en cours
2. Je confirme, le Costa-Rica a supprimé son armée et s'en porte pas plus mal
3. Il me fait penser à la série « spin city » [1996-2002] un maire particulièrement maladroit de New-York donne des cauchemars à son « spin doctor » ou conseiller en communication Mike Flaherty interprété par Michael J. Fox.
Pas faute aux Ntaolo de nous avoir prévenu « la parole est comme un œuf d’oiseau, après l’éclosion il vole de ses propres ailes » [ny teny toy ny atody, raha foy manana elatra].
Ecrit par : tomavana | 19.07.2007
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